Avant L'AgorA
Le Donjon, grandeur nature !
« De l'intime donjon du 5505… au donjon, grandeur nature ! » Le club privé d'artistes et de musiciens qui a précédé L'AgorA, de Montréal à Saint-Fortunat, 2009–2011.
Un club privé de 400 membres
Le site ledonjon.ca, mis en ligne en novembre 2010 « après plusieurs mois d'inactivité et un déménagement en région de l'établissement », présentait le Donjon ainsi : un club privé, comptant à ce jour plus de 400 membres, « où il faut demander aux administrateurs pour une nouvelle adhésion ». Pour devenir membre, il suffisait de se présenter à un événement, de payer le billet d'entrée et de demander son adhésion. « Il y a plusieurs types de membres, du type probatoire, régulier et privilégié. Il va de soi que c'est votre participation qui définira votre statut au sein de cet organisme où l'art est vivant. »
Espace privé en nature… où tout est mis à la disposition du sujet pour faire de lui-même le sujet de l'œuvre en devenir.
Page d'accueil de ledonjon.ca, décembre 2010
Sur le groupe Facebook du Donjon, la description disait la même chose autrement : « Un espace de créativité libre et avant-gardiste… Soirées organisées et improvisées, happenings et workshops. »
La Lune Noire
« Chaque mois… toujours autour des nouvelles lunes… regroupement d'artistes, d'abord visuel, ateliers de créativité, peinture, artisanat, fripperie… puis musical, sessions de jams. Ouvert à tous, artistes et créateurs ! » Le concept des soirées Lune Noire a débuté en 2002 dans un loft du Vieux-Montréal, « où tous les mois des amis artistes et musiciens se rencontraient pour jammer et danser ». On y venait avec ses instruments, « vos voix, vos jambes, vos hanches et votre bonne humeur », et quelque chose à manger pour le potluck. « Pour un jam de qualité, soyons à l'écoute les uns des autres. »
Les artistes membres
La page « Les artistes » du site remerciait ceux qui étaient venus jouer au 5505 et « pour les amis du donjon » : Xnorophis, d'Édimbourg, « gros merci pour ton support tout au long de l'évolution du donjon » ; DJ Zen, d'Inverness, fondateur d'Altar Records, venu lancer son CD Earth le 12 mars 2010 ; D♪ane LOngstOcking, « qui sait très bien où nous amener au moment opportun » ; Psyberth, « une perle au sourire contagieux » ; Cosmic Orgasm, venus « avec tout leur matériel pour pratiquer devant les amis du donjon » ; LutinDesBois, de Paris, « on vous assure, c'est un ange ce mec » ; DJ Pranapapa, de Québec, « pour la psychill-techno-world ». Et les décoratrices : Arte Mis, hlystän Lùnä et ses dômes géodésiques, Waking-Dream.
Le Party du Jour de l'An 2011 alignait « nos DJ préférés » : Alakazoo, Bendala, Geetee, Jawstyle, NeuroVyrus, PranaPapa, SabiNonStop, View-zik, Xnorophis live, Zen, Zven.
Le loft du 5505, Montréal, 2009–2010














Le camping en tant que centre énergétique
À Saint-Fortunat, le Donjon invente le « camping énergétique » : « Le concept est simple… mais requiert toute votre attention, et votre participation ! L'idée est partie des loges dans la salle de camping intérieur, anciennement destinées à héberger des cochons ; ces loges forment des habitacles à aire ouverte ou fermée, excellents lors des événements. Des onze loges, sept ont été destinées aux sept centres énergétiques, les sept chakras. Le choix et la disposition de chacun des éléments choisis forment un univers propice à la rencontre intime avec chacun de vos chakras. Ainsi, un pouvoir de guérison émerge. »
- La loge rouge, celle de la terre, est le kiosque d'information du Donjon.
- La loge orange, celle de l'eau, « de tout confort, feutrée et intime », quatre personnes.
- La loge jaune, celle du feu, est réservée au poêle à bois : « elle chauffe la place ».
- La loge verte, celle de l'air et du cœur, à aire ouverte et aérienne.
- La loge bleue, celle de l'éther et de la gorge, à aire fermée, cinq personnes.
- La loge indigo, celle de la lumière, « un recueil d'informations ».
- La loge violette, celle de l'illumination, « prête à recevoir un conseil ».
« La seule condition étant de participer à l'énergie créée : amenez avec vous matériels et odeurs liés au chakra choisi. Il y a toujours matière à agrandir aussi le réseau énergétique… » Les loges se réservaient 50 ou 60 $ pour toute la durée d'un événement. À côté, la Galerie d'art, « salle multidisciplinaire », avec système de son et d'éclairage installés en permanence, où « les décorateurs, animateurs, musiciens et danseurs peuvent en tout temps se donner à cœur joie à la production de leur art ».
Trois événements fondateurs
Party du Jour de l'An 2011, du 31 décembre au 2 janvier : « Une invitation à venir célébrer la nouvelle année sur la terre à Saint-Fortunat, dans le Donjon, en haut de la montagne, où on peut accueillir pour toute la fin de semaine 125 personnes environ, très confortables, avec dodo à l'intérieur d'un côté, et de l'autre une grande salle de danse, et plus de monde s'il y en a qui aiment séjourner dans un tipi ou en camping d'hiver… Il y aura grand feu de joie, une cuisine communautaire pour cuisiner ensemble. » 30 $ à la porte, « cet argent servira spécifiquement à rémunérer les artistes, à assurer de l'excellent son à la grandeur de la place, et à louer des toilettes chimiques pour le confort de tous ». Et le conseil final : « N'oubliez pas vos essentiels pour passer une fin de semaine confortable… surtout vos pantoufles ! »
Main d'œuvre ! Dans l'bois !, à partir du 5 février 2011, « dans l'bois, su'l bord de l'eau », le chantier d'hiver.
Festival Sundari 2011, les 3, 4 et 5 juin, « une célébration de l'amour universel » avec le Dreamtree Project, « le projet dub fusion indien du nominé Juno Adham Shaikh et Uwe Neumann » : « Là où les notions de l'est rencontrent celles de l'ouest, DreamTree conjure un espace fertile pour ceux qui tardent à être séduits par les pouvoirs rituels de la musique… attention, attachez-vous bien au magic carpet ! » Des kiosques, des ateliers, des activités en nature, et une caravane entre Montréal et Saint-Fortunat. « Pour l'amour universel… qui permettra le vrai changement. »
Saint-Fortunat, 2010–2011











